site des militants socialistes des Hautes-Pyrénées signataires de la
Motion C pour le
Congrès de Reims du Parti Socialiste 2008
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Le rapport de l’observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) publié ce lundi 30 novembre analyse les piètres résultats du plan espoir banlieue de Fadela Amara et l’absence de réelle mobilisation gouvernementale en faveur de la solidarité urbaine.
Sans doute pour éviter de parler des échecs de la politique de la ville de son gouvernement, le président de la République, lors de son récent et furtif déplacement en banlieue, s’est contenté de résumer la banlieue à l’insécurité et à la lutte contre l’immigration.
Malgré de relatives avancées en matière de renouvellement urbain grâce à la mobilisation des acteurs locaux, et notamment des collectivités de gauche, la situation est plus qu’alarmante : 1 habitant sur 3 qui habite dans une zone urbaine sensible vit sous le seuil de pauvreté. Le taux de chômage y atteint des sommets, particulièrement chez les jeunes. Le taux de chômage des hommes de 15 à 24 ans monte à 41,9% fin 2008 contre 36,9% fin 2006.
Nul besoin de chercher dans un débat sur l’identité nationale l’origine du malaise des quartiers sensibles alors qu’ils sont confrontés à une telle relégation sociale.
Du naufrage du « busing » à l’échec des contrats d’autonomie, des projets avortés de maisons de la santé à ceux des académies des arts, de l’absence de mobilisation pour les banlieues dans le projet Blanc aux sous-effectifs récurrents en ZEP, la politique du gouvernement accentue la discrimination territoriale à laquelle sont confrontés près de 5 millions d’habitants vivant dans les zones urbaines sensibles.
Il est urgent que le gouvernement revoie l’ensemble de la politique qu’il mène en banlieue. Il est urgent d’y investir massivement pour l’éducation, les transports, l’emploi et la santé, qui sont aujourd’hui au cœur des discriminations territoriales.
Article parue dans Politis le 26 novembre. La Commission Européenne vient de rappeler à l’ordre la France pour déficit excessif. 20 pays sur 27 subissent désormais la procédure pour déficits excessifs, engagée par la Commission, car leur dette publique dépasse les critères autorisés par le pacte de stabilité (3% pour le déficit budgétaire, 60% pour le taux d’endettement). Ces procédures sont incompréhensibles, à l’aune de la révision du pacte de stabilité intervenue en 2005. Cette révision autorise en effet les Etats-membres à dépasser les critères de Maastricht en cas de circonstance exceptionnelle, une telle situation intervenant selon cette révision lorsque le PIB recule d’au moins -2%. Ce qui est le cas en 2009, où le PIB reculera de -5% dans l’Union européenne et, en son sein de -5% en Allemagne et de près de -3% en France. À la différence des États-Unis, l’épargne est abondante en Europe, voire excédentaire, dès lors qu’elle est insuffisamment mobilisée par les entreprises pour l’investissement, toujours atone. Dans ce contexte où les risques de déflation n’ont pas disparu, il appartient aux Etats-membres de relancer la politique industrielle en drainant cette épargne vers des projets porteurs.
La Commission en appelle par ailleurs d’ores et déjà à des "politiques de sortie" dès 2011, celles-ci devant se traduire par une "maîtrise des finances publiques" et la poursuite de "réformes structurelles". Concrètement, cela signifie que les budgets en préparation dès l’automne prochain devront se traduire par de nouvelles suppressions de postes dans les services publics, par la réduction toujours plus grande de la part de obligatoire de la couverture sociale et qu’un nouvel assouplissement de la Législation Protectrice de l’Emploi est recommandé.
Ce type de politique, notamment appliqué en France, est loin d’avoir produit les effets escomptés. Depuis leur mise en œuvre, les objectifs de croissance fixés par les lois de finance et les lois de finances révisées (incluant les mesures de relance) ont rarement été atteints. La dette s’est donc mécaniquement creusée parce que les recettes fiscales prévues dans les lois de finance n’ont pas été au rendez-vous. Ces recettes se sont, de plus, amenuisées au fur et à mesure de la création de nouvelles niches fiscales, telles que le paquet fiscal, et dont les effets sur la croissance sont loin d’être avérés. C’est donc une mauvaise dette qui prolifère, mauvaise parce qu’elle ne finance aucune dépense porteuse d’avenir. Elle pèse déjà sur les générations présentes, qui paient les intérêts des rentiers en acquittant l’impôt, notamment l’impôt sur le revenu, mais aussi la TVA, qui ponctionne chaque citoyen au premier centime d’euro dépensé. Elle épargne les classes aisées, bénéficiant des intérêts de la dette, sans en supporter les charges, protégées qu’elles sont par le bouclier fiscal.
La Commission aurait tort de déroger aux principes affichés lors de la révision du pacte de stabilité de 2005. Ils permettent aux Etats-membres de disposer des marges de manoeuvre nécessaires à la relance, alors que les prévisions de croissance pour 2010 restent très prudentes (car la reprise, dite « technique », est essentiellement due au re-stockage des entreprises et au léger rebond des exportations), que le taux de croissance restera largement inférieur à son taux potentiel et que le chômage s’aggravera. Il sera nécessaire, dans les travaux futurs du Parlement Européen, de proposer des études d’impact, visant à distinguer les déficits expansifs (ayant un effet de relance) et les déficits récessifs (engendrant de la mauvaise dette), afin d’évaluer l’efficacité des mesures de relance adoptées par chaque pays membre et d’enrayer l’accumulation de la mauvaise dette. L’adoption prématurée à des "politiques de sortie", assimilables à la poursuite des politiques néo-libérales, s’avèrerait complètement décalée dans un contexte où règne le sous-emploi. Il est temps de discuter de l’efficacité des "réformes structurelles" prônées par la Commission, à l’occasion du débat qui s’ouvre au Parlement Européen quant à la révision de la Stratégie de Lisbonne.
au siège de la Fédération du Parti Socialiste des Hautes Pyrénées.
11 bis Rue Léon Dalloz 65000 TARBES
Les thèmes de la réunion :
Comment organiser une campagne électorale ?
La République et la laïcité un modèle menacé ?
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